Miguel : Wildheart Tour – Olympia, Paris (2015)

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7 Octobre 2015 – Miguel : Wildheart Tour – Olympia, Paris

Je dois vous avouer que cette « retraite » de blogueur ne m’a pas fait que du bien. J’ai un mal fou à reprendre le rythme et je me demande bien comment je vais pouvoir finir ce compte rendu dans les temps. Le mot d’ordre est **CON-CEN-TRA-TION** ! LOL. Miguel, je m’y intéressais assez peu il y a encore quelque temps… Je l’ai découvert grâce à son duo avec Mariah Carey, « #beautiful », et je l’ai vu sur scène pour la première fois lors du concert d’Alicia Keys en 2013 (cf. Alicia Keys : Set The World On Fire Tour – Bercy, Paris (2013)) ; c’est bien tout ce qui m’avait permis d’être « en contact » avec lui. Et puis, il y a eu « Coffee », lead-single de son actuel album « Wildheart », et « Coffee », j’en suis tout de suite tombé amoureux. Naturellement, j’ai décidé d’écouter le disque et là, ça a été la révélation.

Je rejoins Damien devant l’Olympia aux environs de 19 heures, il n’y a pas foule. On entre rapidement à l’intérieur de la salle, et là, surprise, la fosse est quasiment vide. Seuls les quatre premiers rangs sont occupés, ce qui nous garantit une très bonne place pour le show. La première partie est assurée par Sly Johnson, ancien membre Saïan Supa Crew. À ma grande surprise, son set est plutôt sympathique : il joue avec les spectateurs, les fait participer, et son style, un hip-hop « funky » assure une bonne ambiance dans le public. Quelques minutes plus tard, un ersatz de Gwen Stefani dont je n’ai pas retenu le nom arrive sur scène. Elle fait partie du groupe de musiciens de Miguel ; mais ça on ne le sait pas encore… On a devant nos yeux une hurluberlue, affublée d’un flingue en plastique pailleté, qui mixe des titres hip-hop en totale dilettante. Bref, on hallucine. On hallucine d’autant plus qu’elle disparaît à un moment donné, en laissant les projections vidéo et son ordi sur scène, sans que l’on comprenne vraiment ce qui se passe. Elle aura au moins eu le mérite de nous faire rire ! Les autres musiciens de la bande viennent la rejoindre, ils prennent place derrière leurs instruments, les lumières s’éteignent et le concert commence.

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L’écran qui recouvre le fond de scène s’illumine et projette une galaxie étoilée et psychédélique au son de « A Beautiful Exit ». Le batteur marque le tempo, la tension monte dans la salle et Miguel fait son apparition, vêtu d’un pantalon blanc et un perfecto à plumes absolument majestueux. Il entame sans tarder « The Thrill » et « Simple Things » en nous offrant ses plus beaux déhanchements. Je ne peux pas m’empêcher de penser à Elvis, qui lui aussi avait l’habitude de s’habiller avec des costumes immaculés assez fantasques, et qui suivait la moindre pulsation. Sans transition, il enchaîne avec « Sure Thing » qui s’intègre parfaitement à l’univers musical du nouvel album, plus funk, plus rock. Il se la joue sensuel et fait durer le plaisir en laissant traîner la chanson. Sur scène, les habillages visuels se multiplient : c’est un déferlement de couleurs, de projections de toutes sortes, le rendu est superbe. Les photos parleront sûrement plus que les mots, je vous invite donc à aller jeter un œil dans la galerie. Il disparaît au fond de la scène alors que l’on entend résonner l’instrumental de « A Beautiful Exit », qui semble être le thème musical récurrent de la soirée. La galaxie étoilée fait son retour sur l’écran, et Miguel revenu à son pied de micro, interprète un court extrait du titre avant de passer à l’un de mes titres favoris : « …goingtohell ». J’aurais aimé filmer ce moment, mais je n’ai pas réagi assez vite. L’Olympia se part de rouge, et l’ambiance vire au rock sauvage. La fin du morceau lui permet de faire tournoyer les plumes accrochées à son perfecto et de partager avec nous son énergie débordante.

L’atmosphère commence enfin à se débrider dans la salle, et le public réagit instantanément aux premières notes de « Hollywood Dreams », l’une des très bonnes chansons de « Wildheart ». Après un rapide interlude pendant lequel les musiciens se la jouent « gangsta », Miguel revient sur scène pour « GFG », vêtu d’un débardeur noir siglé « Wildheart Tour ». Il enchaîne avec « The Valley » et décide de retirer son T-shirt à la fin de la chanson pour le balancer dans la fosse. Évidemment, c’est l’hécatombe. Les fans se battent pour l’avoir et c’est un garçon qui récupère le débardeur. Miguel le remarque, et lui demande de le donner à la jeune fille à côté de lui… Les spectateurs le huent, et il est bien obligé de céder. Je n’aurais pas aimé être à sa place ! LOL. Le concert repart, Miguel est à la guitare et entonne « Pussy Is Mine ». Je n’aime déjà pas l’original, autant vous dire que ce morceau me laisse de marbre en live également.

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Nouvel interlude, et retour du thème « A Beautiful Exit ». Pendant l’absence de Miguel, les techniciens installent une sorte de plate-forme sur scène, sur laquelle il vient se placer pour interpréter quelques notes de la chanson. Il est maintenant habillé avec une chemise blanche, ouverte sur son torse musclé. C’est le moment de « Leaves » un titre que j’apprécie tout particulièrement. L’interprétation est plutôt sobre jusqu’au milieu de la chanson où l’orchestration explose. J’ai beaucoup aimé. Il nous explique ensuite d’où il vient, les origines de ses parents, évidemment ce n’est pas anodin : c’est pour annoncer « What’s Normal Anyway ? » qui semble être un morceau très attendu par les spectateurs. Il nous fait alors répéter un texte prônant l’ouverture d’esprit et l’anticonformisme : « I promise myself to never conform or succumb to the so-called norm. I will be myself, I will believe in myself. ».

Il enchaîne avec le morceau le plus génial de toute sa discographie (cet avis est absolument subjectif, LOL) : « Waves ». J’en suis tombé fou amoureux à la première écoute de l’album et je ne m’en lasse toujours pas. Et a priori, je ne suis pas le seul : le public, qui n’avait pas montré un engouement incroyable depuis le début du concert, se réveille dès les premières notes de la chanson et accompagne Miguel pendant toute la durée du titre ! Je vous propose de découvrir ce moment en vidéo à la fin de l’article !

♫ « Yeah, get wild baby, so hot, God damn, I need a towel baby

I could wipe you down right now baby

I could ride that wave right now baby

Yeah, get wild baby, so hot, God damn, I need a towel baby

I could wipe you down right now baby

Let me ride that wave right now baby » ♫

On voudrait que ça ne se finisse jamais… Heureusement, le titre suivant, « All I Want Is You » ne fait pas retomber l’ambiance ; c’est un classique parmi les classiques. Le morceau se termine par un bœuf des musiciens et Miguel, qui en a profité pour enfiler une sorte de longue « blouse » blanche (ouverte toujours), enchaîne sur « Do You… ». Je ne connaissais pas la chanson, mais je l’ai beaucoup aimé !

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Il nous sort ensuite une reprise de 2Pac « I Get Around » couplé à l’un de ses morceaux : « Quickie ». Ce n’est clairement pas le moment que j’ai préféré dans le concert. Les choses sérieuses reprennent avec « Face The Sun », extrait de « Wildheart ». Un énorme soleil rouge apparaît d’ailleurs sur l’écran, avant d’exploser et de se répandre en vagues de lave sur les musiciens et sur Miguel, qui donne tout ce qu’il a. C’est la fin du set principal : le moment du « rappel ». Un rappel plutôt calme et silencieux malgré quelques « Miguel ! » scandés ici et là dans la salle. Quand j’entends les premières notes de « Coffee », qui bénéficie d’une introduction à rallonge, je me jette sur l’appareil photo pour filmer le titre. J’adore ce morceau et je voulais absolument en garder une trace ! Miguel, quant à lui, revient sur scène avec une nouvelle veste à franges, toujours blanche et toujours ouverte 😀

Le morceau est vraiment incroyable en live. Il enchaîne sur une version rock de « How Many Drinks  ? » malheureusement moins sexy que l’originale. La chanson l’inspire puisqu’il lance une battle entre les différentes sections du public : le côté gauche, le côté droit, les balcons, etc. Et il ne s’arrête pas en si bon chemin puisqu’il décide ensuite de se jeter dans la fosse, à deux reprises. Comme j’ai peur pour ma vie (cf. Billboard Music Awards 2013), je m’écarte de sa trajectoire au dernier moment ! Je n’échappe pas à la bousculade évidemment… mais ce sont les risques du métier que voulez-vous ! LOL. Pour le final de la soirée, il choisit son plus grand succès à l’heure actuelle, l’incontournable « Adorn », dont j’ai adoré l’orchestration live. Quelle ambiance ! Il termine en présentant ses musiciens, et laisse le batteur clôturer le spectacle par un solo endiablé !

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Vous l’avez compris au fur et à mesure de ce compte rendu : j’ai passé une excellente soirée. Je n’avais pas vraiment de doute là-dessus, mais on ne sait jamais comment un disque qu’on aime est adapté sur scène, comment l’artiste va construire son spectacle, etc. Mais là, j’ai été conquis. C’est vrai que la setlist fait la part belle au nouvel album et je pense que ça a joué énormément dans l’appréciation que j’ai eue du concert. Je connaissais la grande majorité des titres et les anciens morceaux de son répertoire ont été réadaptés à la sauce « Wildheart » : j’étais gagnant sur tous les plans. J’ai trouvé la mise en scène sublime ! Avec peu de chose ils ont finalement réussi à créer un univers cohérent, dynamique et visuellement bluffant. Le tout accompagné par des costumes somptueux, portés magnifiquement bien par Miguel qui a – il faut le reconnaître – une plastique parfaite.

Mais ce n’est pas qu’une histoire de physique évidemment, il a une attitude avenante, sensuelle, bestiale même, qui n’est pas sans rappeler Elvis comme je le disais au début de cet article. Le mec a l’air plutôt sympathique : il n’a pas énormément pris la parole durant la soirée, mais c’était suffisant… Je l’ai senti un peu sur la réserve au début du concert, « dans son personnage » en tout cas ; mais il a vite pris ses marques et s’est lâché au fur et à mesure de concert : la deuxième moitié du spectacle était d’ailleurs beaucoup plus spontanée. Pour terminer, je vous invite à écouter l’album « Wildheart » qui est pour moi l’une des plus belles réussites musicales de cette année. N’hésitez pas à me rejoindre sur les réseaux sociaux FacebookTwitter et Instagram, ou à laisser vos commentaires ici ou là-bas 😀 Les photos et les vidéos sont à votre disposition et nous, on se retrouve très rapidement !

Setlist : A Beautiful Exit / The Thrill / Simple Things / Sure Thing / A Beautiful Exit / …goingtohell / Hollywood Dreams / GFG / The Valley / Pussy is Mine / A Beautiful Exit / Leaves / What’s Normal Anyway ? / Waves / All I Want Is You  / Do You… / I Get Around / Quickie / Face The Sun / Coffee / How Many Drinks ? / Adorn

Également disponible en vidéo sur YouTube : Waves Coffee

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Passionné de musique et blogueur à mes heures perdues : mes idoles sont Britney, Elvis et Kanye. Et si on vous pose la question : oui, j'assume 😉

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