Justin Timberlake – Olympia, Paris (2014)

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21 Août 2014 – Justin Timberlake – Olympia, Paris

C’est la rentrée ! Après quelques semaines de vache maigre, je vous propose de revenir aujourd’hui sur le concert de Justin Timberlake à l’Olympia qui s’est déroulé le 21 août dernier. Comme certains le savent déjà, cette soirée n’était pas prévue pour le « grand public » au départ, mais uniquement pour les clients du Crédit Mutuel… titulaires d’une MasterCard… dans certaines régions de France. Difficile de faire partie des chanceux avec des conditions aussi restrictives ! L’opération a été un tel four qu’ils ont finalement ouvert les réservations à tout le monde et j’ai ainsi pu obtenir le précieux sésame.

Le jour même, il est 16 h 30 quand je rejoins quelques amis devant l’Olympia. L’organisation est bien foutue : il y a deux files, une pour les porteurs de la « carte » Crédit Mutuel – ils ont l’avantage de pouvoir accéder plus tôt à la salle – et une autre pour nous. L’entrée se fait sans difficulté. À l’intérieur, on est plutôt bien placé compte tenu de l’ordre de notre arrivée. C’est DJ Freestyle qui est chargé de chauffer l’ambiance avant l’apparition de Justin, comme au SDF. Je vous invite d’ailleurs à jeter un œil sur le compte-rendu de cette excellente soirée : Justin Timberlake : The 20/20 Experience World Tour – Stade de France, Paris (2014). Une fois encore, le pari est réussi ! Moi qui ne suis pas fan des premières parties, je dois reconnaître qu’on a enfin trouvé un DJ qui a compris à qui il s’adressait. À 21 h pétante, les lumières s’estompent et le show commence.

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L’euphorie est à son comble. Les baffles diffusent « My Way » de Frank Sinatra et les projecteurs balaient la salle baignée de bleu et de violet. Évidemment, la mise en scène est réduite en comparaison à celle du Stade de France : il n’y a plus d’écrans ni de structure suspendue, en revanche, les pupitres JT des musiciens et des choristes sont toujours là. La troupe prend d’ailleurs place à la fin de la chanson de Sinatra avant le noir-scène qui marque la véritable ouverture du concert. Il ne faut que quelques secondes à Justin pour apparaitre en haut de l’escalier qui surplombe la salle. L’hystérie est totale lorsque les premières notes de « Pusher Love Girl » se font entendre. Le show est officiellement lancé ! Justin profite de la salve d’applaudissements qui lui est dédiée avant d’entamer la chanson. Il porte un pantalon et une chemise noire à motif, le tout surmonté d’un chapeau qui lui donne un petit côté détracté. L’ambiance est excellente. C’est un vrai plaisir de le revoir dans ces conditions après avoir assisté au gros barnum de la tournée au Stade de France. Après quelques mots de bienvenue et une nouvelle ovation : la chanson reprend et la salle se déchaîne. Nous ne sommes d’ailleurs pas les seuls, car les choristes et les musiciens se donnent également à 100 % physiquement, ce à quoi je n’avais pas spécialement fait attention en avril.

« Rock Your Body » démarre après quelques notes de « Gimme What I Don’t Know (I Want) ». Justin nous fait taper dans les mains en rythme puis reprendre les paroles de la chanson. Je me sens un peu largué face à tous les fans qui connaissent absolument tout de A à Z 😀 Je me fais vieux que voulez-vous ! Pas de danseurs ni de chorégraphie millimétrée cette fois-ci – la simplicité est de mise. Comme au Stade de France, « Don’t Hold the Wall » sert d’introduction à « FutureSex/LoveSound », ce que je n’avais pas remarqué en revanche c’est la présence massive des cuivres sur cette excellente version. Il récupère sa guitare à la volée pour le fameux gimmick de « Like I Love You ». La chanson n’a pas perdu de son charme depuis 2002. J’attendais « My Love » avec impatience, car j’avais été bluffé par la prestation du concert d’avril. Évidemment, si l’ambiance et la réorchestration sont toujours au top, il manque un petit quelque chose pour me faire vibrer une nouvelle fois : la mise en scène. Oui je fais le difficile 😀 Bref, ça reste un très bon morceau et pour le moment, c’est un sans-faute pour la setlist.

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L’introduction de « TKO » résonne à l’Olympia. La salle se pare de rouge et l’ambiance devient tout de suite plus agressive, plus rock. Le titre marche hyper bien en live et tout le monde reprend en chœur les « TKO » criés par Justin. J’ai particulièrement aimé la chorégraphie des choristes et des musiciens à l’arrière-plan. Leur investissement sur le spectacle est vraiment plaisant ! Justin échange quelques mots avec nous : « Paris, what’s up ? You feel good tonight ? », paroles qui sont suivies d’une battle entre le public du balcon et celui de la fosse. Il va sans dire que le parterre a gagné haut la main 😀 Justin s’amuse de la rivalité dans la salle : « I think they’ve got you ! Now, calm the fuck down ! ». Il se remémore le Stade de France et ajoute que ce soir, il se la joue « intime ». Il enchaine ainsi sur « Summer Love » qui marche également super bien même si je dois reconnaître qu’elle est loin de me passionner. Heureusement l’ambiance funky de « Lovestoned / I Think She Knows Interlude » remet tout de suite les choses à leur place. J’aurais bien aimé filmer ce passage, mais l’effet trampoline du sol de l’Olympia n’aurait pas été du meilleur goût sur la captation !

Il rejoint ensuite le piano sur la droite de la scène pour interpréter « Until the End of Time » extrait de l’album « FutureSex/LoveSounds ». La douceur laisse place à la puissance pour « Holy Grail » qui lui permet d’enchainer sur l’un de ses plus grands succès ici : « Cry Me a River » que vous pourrez retrouver en vidéo à la fin de l’article. Il y glisse d’ailleurs quelques phrases de « Tom Ford » (titre de Jay-Z) : « Coming up, coming down. Riding clean fix your head in my crown. Bad bitch ! » ; peut-être un clin d’œil à la principale concernée par la chanson, qui rappelle elle-même chaque soir : « I am the bad bitch, the bitch that you’ll never know ! » ? On ne le saura jamais 😀 Direction le synthé pour « Señorita », puis ambiance exotique pour « Take Back the Night » qui se termine sur une explosion de cuivres ! Il est rejoint par ses quatre choristes pour une reprise déchaînée des Jackson 5 : « Shake Your Body (Down to the Ground) ». C’est finalement le seul vrai passage chorégraphié du spectacle. Un excellent moment auquel nous n’avions pas eu droit au Stade de France. Quelle énergie de fou !

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Il récupère sa guitare pour une version acoustique de « Not a Bad Thing » que je n’ai absolument pas reconnue sur le moment. Dans ma tête, la chanson n’était pas aussi « entrainante », ça a semé le trouble dans mon esprit et du coup, j’imaginais que c’était un nouveau titre 😀 Il faudrait que je pense à réécouter « The 20/20 Experience : 2 of 2 ». À chaque fois que je tente « l’expérience », j’abandonne à « True Blood », 2e morceau du disque, ce qui n’aide pas, j’avoue ! Lol ! À la fin de la chanson, Justin nous explique que c’est l’anniversaire de sa choriste Nicole. Le public entonne donc un « Joyeux Anniversaire » digne de ce nom, mais Justin nous arrête « Wait wait wait ! Let’s do it together ! ». C’est parti pour un « Happy Birthday » général sauf que les spectateurs n’ont pas dit leur dernier mot et enchaine sur la VF. Ce à quoi Justin répond : « Merci beaucoup ! ». Il reprend le fil du concert avec la version acoustique de « What Goes Around… Comes Around », autre nouveauté de la soirée. La vidéo est disponible à la fin de la chronique. L’orchestration est excellente, car si la première partie de la chanson est effectivement en guitare-voix, la seconde calque l’originale pour notre plus grand plaisir ! Un des meilleurs moments de la soirée pour moi !

La transition est instantanée sur « Suit & Tie » qui reste un morceau efficace en live. Après une ovation bien méritée, Justin demande au public de mettre les mains en l’air. Les percussions et l’introduction ne trompent pas : c’est le moment de « SexyBack », que tout le monde attend avec impatience. Le résultat est à la hauteur : l’ambiance dans la salle est folle ! Il est rejoint sur le break par son guitariste et son bassiste et l’euphorie continue jusqu’à la fin du morceau. On arrive au dernier titre de la setlist : « Mirrors ». Les spectateurs reprennent les paroles par chœur. Il pose d’ailleurs son micro par terre au beau milieu de la chanson pour nous laisser chanter. Un superbe final bourré d’émotion. On peut la lire sur son visage au moment où il remonte les escaliers. Il nous salue une dernière fois du haut de la plate-forme et disparait derrière le décor.

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J’aurais aimé conclure de manière originale, mais je vais être dans la redite de ce que j’ai déjà écrit en avril (cf. Justin Timberlake : The 20/20 Experience World Tour – Stade de France, Paris (2014)) : on a là un artiste complet, qui ne triche pas, qui s’investit de bout en bout dans ce qu’il fait. C’est incroyable de voir qu’il peut aussi bien être à l’aise avec un énorme show à l’américaine devant 60 000 personnes qu’avec un set plus intime comme à l’Olympia. J’ai particulièrement apprécié la proximité offerte par le lieu, il est rare de pouvoir profiter des artistes internationaux de cette façon. J’ai également aimé « revivre » certains moments qui m’avaient marqué en avril comme « My Love »« Lovestoned / I Think She Knows Interlude » ou encore « SexyBack » tout en faisant plus attention aux petits détails qui m’avaient échappés ; je pense notamment aux chorégraphies des choristes et des musiciens. Le set n’étant pas complètement identique au spectacle original, on a aussi pu découvrir quelques nouveautés sympathiques comme la reprise des Jackson 5 « Shake Your Body (Down to the Ground) » et la version acoustique « What Goes Around… Comes Around ».

Si on me demandait de choisir entre les deux prestations auxquelles j’ai assisté cette année : je pense que j’opterais malgré tout le show du Stade de France « pour l’ensemble » qui m’a complètement bluffé. Il était dans un état d’esprit beaucoup plus cool à l’Olympia, sans chichi : c’est parfait en complément de ce que j’avais déjà vu, mais le spectacle original est tellement bourré d’idées formidables que je préfère rester là-dessus. En tout cas, j’ai passé une soirée merveilleuse, et de tous les artistes que j’ai applaudi cette année : ça ne fait aucun doute que Justin arrive en haut de mon TOP ! On verra ce qu’il en est à la fin de l’année, car il y a du lourd à venir, mais je pense qu’il en faudra beaucoup pour le déloger ! On termine avec les photos et les vidéos de la soirée ! Comme d’habitude, n’hésitez pas à laisser vos commentaires sur le concert ici ou sur les réseaux sociaux : Facebook, Twitter et Instagram 😀 Et si l’envie vous en dit, n’hésitez pas à jeter un coup d’œil à cet article de 2007 consacré au FutureSex/LoveShow : Justin Timberlake : FutureSex/LoveShow – Halle Tony-Garnier, Lyon (2007).

Setlist : Pusher Love Girl / Gimme What I Don’t Know (I Want) – Rock Your Body / Don’t Hold the Wall – FutureSex/LoveSound / Like I Love You / My Love / TKO / Summer Love / LoveStoned/I Think She Knows Interlude / Until the End of Time / Holy Grail / Cry Me a River / Señorita / Take Back the Night / Shake Your Body (Down to the Ground) / Not a Bad Thing / What Goes Around… Comes Around (Acoustique) / Suit & Tie / SexyBack / Mirrors

Également disponible en vidéo sur YouTube : My LoveMirrorsCry Me a River

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