Jason Derulo – Zénith, Paris (2016)

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6 Février 2016 – Jason Derulo – Zénith, Paris (2016)

Haaa… Jason Derulo. Je ne compte plus le nombre de fois où j’ai écouté « Want To Want Me », qui est l’un de mes guilty pleasures de 2015 ! Si l’album dont il est extrait, « Everything Is 4 », n’est clairement pas du même niveau, il en fallait plus pour m’empêcher d’aller le voir sur scène. Je garde d’ailleurs un bon souvenir de sa prestation au Trianon en 2014 : Jason Derulo : Tattoos World Tour – Le Trianon, Paris (2014).

Il est 19 heures quand j’arrive au Zénith de Paris et là, surprise, la file d’attente s’étend quasiment jusqu’au métro. Il me faut une grosse demi-heure pour remonter l’allée ! Plus de peur que de mal, car une fois dans la salle : je me trouve une place assez correcte avec une bonne visibilité. Deux premières parties en guise d’amuse-gueule – comme si une seule ne suffisait pas ! LOL ! D’une part, le DJ « officiel » de Jason Derulo, Jae Murphy, qui, entre deux « Put Your Hands Up ! » et « Make Some Noise ! », a bazardé tous les titres hip-hop/rnb à la mode, et le groupe WSTRN, d’autre part – qui m’a assommé au bout de son premier morceau. Cauchemardesque. Après quelques minutes de battement, Jason Derulo apparaît sur les écrans et un minuteur commence à décompter le temps qu’il nous reste avant le début du concert… 6, 5, 4… C’est parti !

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Le décompte se bloque au chiffre 4 – en référence au nom de l’album – une vidéo d’introduction démarre ensuite, avec des images plus ou moins récentes de Jason. Pour que vous ayez la mise en scène en tête, le décor est composé d’une structure à deux étages, autour de laquelle sont répartis quatre écrans géants. On l’entend réciter un texte dont on ne comprend pas grand-chose à cause de la ferveur qui règne dans la salle. Les danseurs arrivent, enchaînent quelques pas puis repartent. La voix de Jason fredonne les premières notes de « Trumpets » et le chanteur apparaît sur le plateau du dessus, habillé d’un pantalon noir et d’une veste blanche. Sincèrement, j’ai trouvé que l’introduction ne marchait pas du tout : la pression retombe quand les danseurs arrivent et du coup, on passe totalement à côté de l’effet de surprise. Bon, vous devez vous dire que ça commence mal, mais je vous promets qu’il y a de bonnes choses à retenir de cette soirée 😀

« Trumpets » ouvre donc le bal, Jason est rejoint par six danseurs et la troupe se retrouve projetée dans un décor hivernal, entrecoupé de dessins, plus ou moins reconnaissables de Kanye West, Katy Perry, etc. dont il parle dans la chanson. À la fin du morceau, des geysers de fumée explosent de toutes parts et on reconnaît tout de suite les premiers accords de « Wiggle ». Enfin, il faut quand même tendre l’oreille pour retrouver le petit sifflement caractéristique de la chanson, car il est noyé sous les arrangements cacophoniques des musiciens. J’avais critiqué leur absence sur la précédente tournée, et bien j’avais tort ! LOL ! Franchement, ce n’est pas joli à écouter et le son sature énormément ! Les projections vidéo sur ce titre sont chouettes, c’est coloré, sexy, bref visuellement c’est réussi.

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Après quelques mots de bienvenue, il se sauve en coulisse – moment pendant lequel on se tape la vidéo d’une interview où il parle de l’album. Il revient déguisé en chanteur gospel pour « Broke ». À la fin de la chanson, il troque sa robe pour une veste un peu plus Street et se lance dans « Get Ugly », l’un de mes titres préférés de son dernier disque. J’en attendais beaucoup, notamment au niveau de la chorégraphie ; et même s’il y a effectivement un bon niveau sur scène, je ne peux pas m’empêcher de le trouver un petit peu en retrait par rapport au reste du groupe. En face de nous, des geysers de feu se déchaînent au milieu d’un univers de graffitis. C’est l’un des tableaux qui m’a le plus marqué visuellement parlant. Il court se changer pendant que les danseurs nous proposent une démonstration de leur talent sur « Lean On » de Major Lazer ou encore « Bitch Better Have My Money » de Rihanna. Séquence émotion ensuite avec le triptyque « piano / ballade / étoiles dans le ciel », pendant laquelle il enchaîne « Secret Love Song » des Little Mix et « Marry Me ». Je déteste ce genre de mise en scène, c’est cliché au possible. Le pire dans l’histoire, c’est que ça fait encore son effet. Il en profite d’ailleurs pour exhiber pour la première fois de la soirée les tant attendues TABLETTES DE CHOCOLAT ! LOL.

Une fois que la salle retrouve ses esprits, Jason nous propose un medley « Whatcha Say / Bubblegum » puis enchaîne avec « Ridin’ Solo » qui nous emmène au pied des pyramides d’Égypte. Alors qu’on pensait en finit avec les ballades langoureuses, il se met à chanter sous une pluie diluvienne pour « Naked » et l’effet est particulièrement réussi. La chanson est boring au possible, mais le fait qu’il retire son T-shirt au milieu du morceau lui permet de maintenir un niveau d’attention maximal auprès des spectateurs. LOL. Nous n’aurons pas l’occasion d’en profiter très longtemps, car il repart rapidement en coulisse une fois le titre terminé. Nouvel interlude vidéo, qui reprend quelques images de la séquence d’introduction, avant que la troupe ne revienne pour « In My Head » que vous pouvez retrouver en vidéo à la fin l’article. J’aime vraiment beaucoup cette chanson !

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Il invite ensuite une jeune fille à l’accompagner pour « It Girl ». On la voit alterner entre panique et joie pendant tout le morceau – elle a l’air particulièrement émue d’être sur scène. Et « ému » c’est tout le public qui l’est quand Jason retire son T-shirt pour interpréter « Breathing ». Je suis un grand fan de cette chanson. Le titre est suivi par « Painkiller » dont j’attendais également beaucoup. La mise en scène me laisse sur ma faim, j’aurais aimé un tableau plus développé. Bref, le suivant nous emmène en plein milieu de la jungle avec « Don’t Wanna Go Home » et « Try Me ». Très sympa. Petite feinte ensuite pour « The Other Side ». Alors qu’on croit Jason Derulo en face de nous – il apparaît comme par magie dans les gradins juste derrière. S’en suit une « battle » de danse avec son DJ sur « Pull Up ». Quand il revient sur la scène principale c’est pour « Talk Dirty » qui là encore, à cause des arrangements bidons, perd de son accroche.

S’en suit une séquence vidéo où l’on voit les danseurs se changer dans les coulisses. À leur retour, le DJ nous annonce une toute nouvelle chanson : « If It Ain’t Love (Why Does It Feel So Good) ». C’est pour moi le meilleur moment de la soirée ! Vous pourrez découvrir cet inédit à la fin de la chronique : je n’ai pas voulu le publier sur YouTube, car en 2014, mon compte avait été bloqué parce que j’avais diffusé « Wiggle » avant sa sortie officielle. Je ne veux pas prendre de risques cette année ! Le titre est intégralement en play-back, c’est totalement assumé, car il n’a même de micro. Au final, ce n’est absolument pas gênant parce qu’il danse, parce que le morceau est tubesque, et qu’enfin on a le droit à quelque chose d’inattendu ! « Cheyenne » vient clôturer le set principal sous fond de maison hantée, comme dans le clip. Toute la troupe salue, et quitte la scène. Après quelques minutes de rappel, Jason revient pour le tant attendu « Want to Want Me », beaucoup moins accrocheur en live que je ne l’espérais.

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Je ne vais pas vous mentir, je suis resté sur ma faim. Alors oui, j’ai quand même bien aimé le spectacle, il y avait du show, de la danse, c’était très coloré, la setlist était pleine de tubes, mais j’ai trouvé que tout était attendu… J’aurais voulu plus de surprises, de spontanéité et pouvoir me dire WOW ! Musicalement, Dieu sait que j’adore quand les orchestrations sont live, et que les musiciens rejouent les morceaux studio sur scène. Mais là le son était dégueu et du coup, on ne reconnaissait même pas les gimmicks caractéristiques des titres phares de son répertoire comme « Wiggle » ou « Talk Dirty ». La setlist m’a plu, j’y ai retrouvé les chansons que j’aimais, notamment « Breathing » et « Painkiller ». La mise en scène était très sympa ! Les vidéos nous plongeaient dans des univers totalement différents avec brio. En revanche, j’ai détesté la séquence piano, étoiles dans le ciel et compagnie – on ne peut pas clairement plus se taper des trucs aussi kitsch en 2016 !

En termes de chorégraphies, je n’ai pas été aussi impressionné que je l’ai été en 2014, peut-être parce que la danse tenait une place moins importante dans ce show que dans le précédent… Avec un décor aussi visuel que celui-ci, notre attention se déplace facilement vers lui : c’est clinquant, lumineux, et on se retrouve à oublier les six pèlerins qui se démènent comme des fous sur scène. Dommage. Quant à Jason, j’ai trouvé qu’il se reposait beaucoup plus sur les danseurs qu’en 2014. Il a également ponctué la soirée de speechs pré-écrits – ça n’avait vraiment aucun intérêt : j’aurais préféré qu’il ferme sa gueule et qu’il danse un peu plus. J’aurais clairement aimé plus de spontanéité de sa part. On termine avec les photos et les vidéos du spectacle, comme d’habitude, n’hésitez pas à laisser vos commentaires sur l’article et à vous abonner à mes pages Facebook, Twitter et Instagram.

Setlist : Trumpets / Wiggle / Broke / Get Ugly / Secret Love Song / Marry Me / Whatcha Say / Bubblegum / Ridin’ Solo / Naked / In My Head / It Girl / Breathing / Painkiller / Don’t Wanna Go Home / Try Me / The Other Side / Pull Up / Talk Dirty / If It Ain’t Love (Why Does It Feel So Good) / Cheyenne / Want to Want Me

Également disponible en vidéo sur YouTube : In My HeadPainkillerBreathing

BONUS

« If It Ain’t Love (Why Does It Feel So Good) »

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